En juin 2024, le médecin hambourgeois Dr. Walter Weber a lancé un appel à ses confrères ayant subi des perquisitions pour avoir délivré des attestations de dispense de masque. En une semaine, environ 200 médecins ont répondu. Ce qu’ils ont rapporté dessine le tableau d’une persécution systématique.

~200
Signalements en 1 semaine
95%
avec perquisition
8
Perquisitions (record)
0,26%
des médecins concernés

Perquisitions comme intimidation

Il existait une liste noire d’environ 200 médecins ayant délivré des attestations de dispense de masque — apparemment établie par la sûreté de l’État. Environ 95 pour cent des médecins qui ont répondu avaient subi au moins une perquisition ; un confrère a rapporté huit perquisitions.

Les perquisitions survenaient toujours sans préavis à partir de six heures du matin, parfois pendant les consultations, et duraient jusqu’à trois heures. Les portes étaient enfoncées — dans un cas, avec le chambranle. Des médecins ont dû supporter des heures devant des portes ouvertes en plein hiver.

Rolf Kron, par exemple, a dû rester assis en chemise de nuit devant une porte ouverte en plein hiver pendant plusieurs heures. Très froid. Ce n'est pas un cas isolé.

— Dr. Walter Weber

Violence physique et conséquences graves

Dans de nombreux cas, cela ne s’est pas arrêté à la perquisition. Des violences physiques par des policiers ont été rapportées, avec parfois des conséquences dramatiques :

  • Un ophtalmologue de Münster a subi une perte auditive soudaine après des violences.
  • Deux consœurs ont développé un cancer en relation temporelle immédiate.
  • Le Dr. Ströer a été condamné à deux ans de prison ferme et est décédé six mois après sa condamnation.
  • Le Dr. Bianca Witzschel est en détention provisoire depuis un an et demi sur la base d’une expertise négative de l’institut de médecine légale de l’université de Dresde. Une contre-expertise a été refusée par le juge.

Destruction financière

Outre les poursuites pénales, de nombreux médecins ont subi une pression financière ciblée. Les ordonnances pénales et les mises en accusation ont entraîné des coûts considérables. Beaucoup ont pu s’en sortir moyennant des amendes allant de 1 000 à 6 000 euros.

Un confrère a rapporté que l'affaire lui avait coûté environ 30 000 euros. Une autre consœur a dû payer 15 000 euros parce que les chaises de la salle d'attente n'avaient pas l'espacement requis — une chaise de trop.

— Dr. Walter Weber

Acharnement médiatique, diffamation et harcèlement

Presque sans exception, les médecins concernés ont rapporté des articles de presse haineux, une diffamation ciblée et une dénigrement public. La persécution n’a pas seulement touché les médecins eux-mêmes, mais aussi leurs familles. Des enfants ont été harcelés à l’école. De nombreux confrères ont fini par abandonner et sont partis à l’étranger. Un confrère est entré dans la clandestinité.

Les ordres des médecins se sont rangés du côté du courant dominant et ont à leur tour menacé les médecins dissidents de procédures et de retrait de leur autorisation d’exercer.

Pilotage central

Les quelque 400 médecins qui, à partir de l’été 2020, étaient prêts à délivrer des attestations de dispense de masque sont immédiatement entrés dans le collimateur de la sûreté de l’État. La police à l’échelle nationale a été informée et pouvait immédiatement identifier si une attestation provenait d’un médecin figurant sur la liste. Le signalement au parquet compétent était automatique. Il devait y avoir, selon Weber, un organe de coordination central.

Sur 150 000 médecins libéraux en Allemagne, on estime que seuls 400 étaient prêts à délivrer des dispenses de masque à leurs patients — 0,26 pour cent. Les autres ont refusé d’aider, souvent par peur des conséquences.

Le corps médical a été réduit au silence par une persécution systématique, planifiée, ciblée, impitoyable et appliquée. Le corps médical ne fera pas obstacle à d'autres mesures totalitaires.

— Dr. Walter Weber

Patients et proches également touchés

Outre les médecins, environ 80 autres personnes ont répondu — du personnel médical et des patients — qui avaient également subi des perquisitions ou des condamnations. Parmi eux, des patients qui, malgré de graves maladies, ont été refoulés dans les cabinets de leurs médecins de longue date, car ceux-ci n’osaient pas délivrer d’attestation.

Ce qui reste

Lors du Congrès des médecins 2024, on a solennellement commémoré la Déclaration de Genève. Mais pour les médecins qui ont précisément respecté cette déclaration, il ne reste que la dérision. Ils ont été persécutés, condamnés, ruinés financièrement, mis au ban de la société. Leurs cas montrent : ce qui s’est passé ici n’était pas la poursuite de manquements individuels — c’était un système.

Ce site existe pour documenter exactement cela. Chaque cas individuel. Pour que rien ne soit oublié.

Dr. med. Walter Weber
Médecin, Hambourg

Appel du 8 juin 2024 aux confrères et consœurs concernant les attestations de dispense de masque et les perquisitions. Les informations présentées ici sont basées sur son évaluation des retours reçus.

En bref
Période de collecte
Juin 2024 (1 semaine)
Signalements (médecins)
env. 200
Avec perquisition
env. 95 %
Maximum de perquisitions
8 (un médecin)
Autres personnes concernées
env. 80 (personnel médical, patients)
Accord de publication
majorité, 30–40 % anonymisés
Méthodes de persécution
  • Perquisitions dès 6 heures du matin
  • Ordonnances pénales et mises en accusation
  • Amendes jusqu'à 30 000 €
  • Campagnes de dénigrement médiatique
  • Harcèlement des familles et des enfants
  • Menace de retrait d'autorisation

Aidez-nous à rendre visible la persécution de la liberté de conscience médicale.

Signaler un cas